5 bonnes raisons de courir voir l’expo-hommage gratuite à Sebastião Salgado
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Mise à jour le 25/02/2026
Jusqu’au 30 mai, Paris rend hommage à Sebastião Salgado avec une belle exposition dans la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville. Une plongée en noir et blanc dans la carrière foisonnante de celui qui s’est imposé comme l’un des photographes majeurs de sa génération. On vous donne 5 bonnes raisons de ne pas passer à côté.
1 > Redécouvrir les plus beaux clichés du photographe
Des ombres de pêcheurs avancent, en
équilibre fragile sur les eaux calmes, vers un horizon brumeux. C’est sur cette
photographie en noir et blanc de Sebastião Salgado, prise sur le lac de
Piulaga, dans l’État du Mato Grosso (Brésil), que s’ouvre l’expo. Un format
XXL qui nous happe, nous saisit, nous bouleverse. Le ton est donné :
l’émotion sera le fil rouge de cette visite.
Au fil d’un parcours sinueux,
structuré par des cimaises en bois aux teintes rouille contrastant avec la
profondeur du noir et blanc, se déploient les plus belles séries qui ont fait
la réputation du photographe : Gold, La Main de l’homme, Genesis… Des
fragments d’un monde en crise, capturés avec justesse et une
grande humanité.
Photographie d’ouverture de l’exposition consacrée à Sebastião Salgado, présentée dans la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville (Paris Centre).
Crédit photo :
Joséphine Brueder / Ville de Paris
2 > Contempler les fonds photographiques de la MEP
Plus de 200 images jalonnent
la visite, dont 114 tirages issus d’un prêt exceptionnel de la Maison européenne
de la photographie (Paris Centre). Réalisées aux quatre coins du globe pendant
plus de cinquante ans, elles racontent l’horreur de la guerre, l’espoir de
lendemains meilleurs, la colère des opprimés. Une fresque vertigineuse,
débarrassée de toute couleur pour s’approcher au plus près de la vérité, qui
nomme, visibilise, témoigne, mais surtout, humanise ce que la violence, la
misère et l’injustice tendent à éclipser.
3 > Admirer une scénographie pensée dans les moindres détails
Rien n’a été laissé au hasard. La scénographie imaginée
par sa femme, Lélia Wanick Salgado, et son studio dialogue étroitement avec les
œuvres. « Tout a été pensé au millimètre près, afin de plonger le visiteur
dans la magie des images », explique Corinne Delineau, responsable de
production de l’exposition. Autour du parcours central, de grands tirages
surplombent l’espace, nous invitant à ne jamais baisser ni détourner le regard.
Pour l’orienter davantage, 200 éclairages ont été installés, chacun pensé pour
sublimer une photographie précise. Une expérience immersive permettant de
restituer toute la puissance dramatique des scènes capturées.
La scénographie de l’exposition-hommage à Sebastião Salgado, dans la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville (Paris Centre).
Crédit photo :
Joséphine Brueder / Ville de Paris
Partie de l’exposition consacrée aux engagements écologiques de Sebastião Salgado.
Crédit photo :
Joséphine Brueder / Ville de Paris
Partie de l’exposition consacrée au travail de Rodrigo Salgado, le fils de Sebastião Salgado.
Crédit photo :
Joséphine Brueder / Ville de Paris
4 > Partir en balade dans le Paris de Salgado
S’il a sillonné le monde, Sebastião Salgado n’en a jamais
oublié sa ville de cœur, Paris, où il s’est installé en 1969 après avoir fui la
dictature brésilienne. En 2024, accompagné de son assistant Jacques Barthélemy,
il shoote la capitale, au fil des quatre saisons. Une mue interrompue par le décès tragique du photographe en mai 2025, dont on peut contempler les premiers tirages inédits, exposés au
fond de la salle Saint-Jean. Du canal Saint-Martin à la place Émile-Goudeau (18e),
en passant par les hauteurs de la butte Montmartre (18e), ces lieux familiers
des Parisiens se teignent d’une poésie toute particulière. La magie Salgado…
5 > Rencontrer l’artiste, mais aussi l’homme
« J’ai voulu rendre hommage à l’homme, pas seulement
à l’artiste », confie Lélia Wanick Salgado. La mezzanine dévoile ainsi la
partie la plus intime du parcours. On prend part aux engagements qu’il n’a
cessé d’honorer tout au long de sa vie, notamment en faveur de l’écologie. Des
photographies accompagnées de textes racontent l’étendue du projet qu’il a
fondé avec sa femme en 1998 : l’Instituto Terra, dans l’État du Minas
Gerais (Brésil). En vingt-cinq ans, 3,5 millions d’arbres ont été plantés,
transformant une terre aride en forêt luxuriante.
La fin de parcours, quant à elle, est consacrée au travail de leur fils, Rodrigo Salgado. Né avec la trisomie 21, il développe depuis l’enfance un univers graphique et instinctif, qui se pare de couleurs selon les fluctuations de ses pensées. Preuve que, chez les Salgado, l’art est une affaire de famille.
Eva Y.
Visitez gratuitement l'expo-hommage à Sebastião Salgado
Hôtel de Ville - 3 rue de Lobau, Paris 4e
Du samedi 21 février 2026 au samedi 30 mai 2026
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