12 expositions à ne pas manquer ce printemps
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Mise à jour le 20/03/2026
Sommaire
Vous la sentez aussi, cette douce brise printanière ? En plus de réchauffer nos cœurs, cette saison est idéale pour arpenter les quatre coins de la capitale et admirer ses plus belles expos. Voici celles à ne pas rater ces prochaines semaines.
« La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé », au Palais Galliera
Depuis le 14 mars, le Palais Galliera (16e) présente l’exposition « La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé », l’occasion de redécouvrir une époque plus flamboyante que jamais qui, en plus d’avoir révolutionné le vestiaire féminin, n’a cessé d’inspirer les créateurs à travers les siècles. Une influence que plus de 70 silhouettes, accessoires et arts graphiques retracent ici, montrant combien l’effervescence créative de l’époque a redéfini les codes de l’apparence et du corps féminins. L’élégance, l’exubérance et l’opulence affichées pendant le siècle des Lumières font écho aujourd'hui à certains codes que l’on retrouve dans les univers kitsch, camp et queer.
La Mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé
Palais Galliera - musée de la Mode de Paris - 10 avenue Pierre 1er de Serbie, Paris 16e
Du samedi 14 mars 2026 au dimanche 12 juillet 2026
« Renoir et l’amour », au Musée d’Orsay
La grande peinture doit-elle être forcément grave ? Exposée au musée d’Orsay (7e) jusqu’au 19 juillet, cette rétrospective consacrée à l’œuvre d’Auguste Renoir entend prouver le contraire. Si ses tableaux les plus célèbres – scènes joyeuses de bals populaires, guinguettes ou promenades bucoliques – sont ancrés dans notre imaginaire collectif, l’établissement nous invite à les observer avec un nouveau regard. Longtemps considéré, parfois avec un léger mépris, comme un « peintre du bonheur », Renoir retrouve ici toute sa modernité : celle d’un artiste ayant choisi de représenter des couples heureux, des moments de convivialité et de camaraderie, dans une époque marquée par le poids de la morale religieuse.
Renoir et l'amour
Musée d'Orsay - Esplanade Valéry Giscard d'Estaing, Paris 7e
Du mardi 17 mars 2026 au dimanche 19 juillet 2026
« Les grands âges », au Musée de l’Homme
Si vous êtes un amateur de photographies sensibles, alors courez au Musée de l’Homme : à partir du 8 avril, les 250 m2 du Foyer Germaine Tillion accueilleront « Les grands âges », une exposition articulée autour des clichés capturés par Nikos Aliagas et mis en perspective par les analyses scientifiques de Samuel Pavard. Leur sujet d’observation ? La vieillesse, contemplée ici dans des scènes du quotidien et dans des portraits puissants, mais également questionnée avec une approche à la fois biologique, démographique et sociale. Comment vieillit-on dans nos sociétés contemporaines ? Quelle place accordons-nous aux seniors ? À quel point « le grand âge » a-t-il changé à mesure que l’espérance de vie s’est allongée ? Voilà tout l’enjeu de cette nouvelle expo !
Les grands âges
Musée de l'Homme - 17, place du Trocadéro, Paris 16e
Du mercredi 08 avril 2026 au dimanche 03 janvier 2027
« Une hirondelle ne fait pas le printemps. Annette Messager », au Musée de la Chasse et de la Nature
Une première ! Si Annette Messager est une artiste incontournable de l’art contemporain, son travail autour de la figure animale, pourtant très présente dans son univers depuis les années 1970, n’avait jamais fait l’objet d’une rétrospective. C’est désormais chose faite et c’est au Musée de la Chasse et de la Nature (Paris Centre) que ça se passe ! Installations majeures, œuvres emblématiques et pièces inédites entrent alors en dialogue avec les collections du lieu : une immersion dans son monde animal qui, avec malice et un brin de sarcasme, devient la réplique de l’âme humaine, entre caricature, allégorie et point de liaison. Tel est pris qui croyait prendre…
Une hirondelle ne fait pas le printemps. Annette Messager
Musée de la Chasse et de la Nature - 62, rue des Archives, Paris 3e
Du mardi 14 avril 2026 au dimanche 20 septembre 2026
« Henri Rousseau, l’ambition de la peinture », au musée de l’Orangerie
Qui se cache derrière les légendes qui entourent le « Douanier Rousseau » ? C’est le mystère qu’entend lever le Musée de l’Orangerie (Paris Centre) en lui consacrant une rétrospective complète, éclairée par les acquisitions des collectionneurs Paul Guillaume et Albert Barnes. Un riche corpus qui met la lumière sur la carrière prolifique du peintre, pourtant commencée à ses 49 ans. Paysages destinés à la vente, réponses à des commandes publiques, autoportraits plus intimes : le parcours d'exposition nous invite à comprendre le processus créatif du peintre. Et c’est sous l’angle de la matérialité, mais aussi à travers le contexte du marché de l’art de l’époque, qu’Henri Rousseau révèle toutes ses facettes.
Henri Rousseau, l’ambition de la peinture
Musée de l'Orangerie - Jardin des Tuileries, Paris 1e
Du mercredi 25 mars 2026 au lundi 20 juillet 2026
« Lee Miller », au Musée d’Art Moderne de Paris
Vingt ans qu’une institution française n’avait pas consacré de rétrospective au travail de Lee Miller. Dès le 10 avril, c’est au musée d’Art moderne (16e) que l’on pourra l’admirer, à l’occasion d’une expo réalisée en collaboration avec la Tate Britain (Royaume-Uni) et l’Art Institute of Chicago (États-Unis). Le long d’un parcours chronologique et thématique, ses multiples vies seront à l’honneur, de ses débuts à New York en tant que mannequin à ses reportages de guerre dans les années 1940, en passant par son activité de portraitiste et ses publications mode pour le Vogue britannique. Un corpus riche de 250 clichés et rendant compte de l’immense talent de celle qui fut longtemps reléguée à son rôle d’égérie, avant d’être considérée à juste titre comme l’une des photographes les plus importantes du XXe siècle.
Lee Miller
Musée d'Art Moderne de Paris - 11, avenue du Président Wilson, Paris 16e
Du vendredi 10 avril 2026 au dimanche 02 août 2026
« Madame de Sévigné. Lettres parisiennes », au Musée Carnavalet
Elle y a vécu de 1677 jusqu’à sa mort, en 1696. À partir du 15 avril, le Musée Carnavalet (Paris Centre) (r)ouvre les portes à Madame de Sévigné en lui consacrant une exposition riche de plus de 200 œuvres, allant des peintures aux dessins en passant par divers objets issus des collections du musée et d'institutions françaises et étrangères. À travers ses écrits, la marquise nous immerge dans le Paris du XVIIe siècle, alors en pleine transformation, que ce soit sur les plans urbain, social, politique ou artistique. Analyser le regard de l’épistolière, c’est aussi se confronter à la vision d’une femme de lettres qui, depuis l’hôtel Carnavalet, s’est attachée à décrire non seulement la violence des tensions qui agitaient la ville à cette époque mais aussi le quotidien d’une certaine élite.
Madame de Sévigné. Lettres parisiennes
Musée Carnavalet - Histoire de Paris - 23, rue Madame de Sévigné, Paris 3e
Du mercredi 15 avril 2026 au dimanche 23 août 2026
« Video Games & Music », à la Philharmonie de Paris
Avis à tous les amateurs de jeu vidéo : à partir du 2 avril, la Philharmonie (19e) explorera les correspondances entre ce médium et la musique. Deux cents installations ludiques et interactives s’apprêtent à en décrypter les multiples facettes, en retraçant notamment l’évolution des innovations techniques, depuis les premiers laboratoires de recherche des années 1960. Car, au-delà de la nostalgie que procurent les mélodies de Pac-Man, Mario ou Zelda, la musique transforme l’expérience même du joueur. Interactive, sensorielle et ultracréative, elle conquiert aujourd’hui des espaces d’expression inédits, jusqu’aux salles de concert prestigieuses, où résonnent les orchestrations épiques de Final Fantasy ou d’Assassin’s Creed.
Video Games and Music
Philharmonie de Paris - 221 Av. Jean Jaurès, Paris 19e
Du jeudi 02 avril 2026 au dimanche 01 novembre 2026
« Patrimoine en résistance », à la Cité de l’architecture et du Patrimoine
En 2012, pour la première fois, la destruction des mausolées de Tombouctou (Mali), inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été qualifiée de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Une désignation qui met la lumière sur un fait que l’on ne peut décorréler des guerres contemporaines : celui de cibler en temps de conflits armés le patrimoine culturel et naturel. À la Cité de l’architecture et du Patrimoine (16e), une exposition divisée en trois temps propose de croiser les regards d’architectes, d’artistes, de chercheurs, d’acteurs de terrain et de témoins pour comprendre les enjeux de cette stratégie d’effacement. Comment porte-t-elle atteinte aux lieux, aux sociétés et aux populations visées ? Comment la résistance s’organise-t-elle face à cette destruction massive ? Comment se répare-t-on ensuite, en envisageant l’avenir à partir de ruines ?
Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa
Cité de l'architecture et du patrimoine - 1 , place du Trocadéro et du 11 Novembre, Paris 16e
Du mercredi 20 mai 2026 au dimanche 03 janvier 2027
« Matisse 1941 - 1954 », au Grand Palais
Non, il ne s’agit pas d’une énième expo sur Henri Matisse. Car ce sont les dernières années de sa carrière, de 1941 à 1954, que le Grand Palais (8e) met à l’honneur dans une exposition présentée du 24 mars au 26 juillet. Une période où audace et expérimentations foisonnaient, comme en témoignent ses célèbres Nus bleus. Au cœur de son atelier en pleine métamorphose, on pourra admirer un ensemble exceptionnel de peintures, de dessins et de gouaches découpées, qui lui ont permis de nourrir son inspiration et d’exprimer sans réserve la dimension décorative de son art.
Matisse 1941 – 1954
Grand Palais - Avenue Winston Churchill, Paris 8e
Du mardi 24 mars 2026 au dimanche 26 juillet 2026
« Africa fashion », au Musée du Quai Branly
Après avoir longtemps été écartée des récits dominants, l’Afrique s’impose dans la fashion sphère. De Lagos à Dakar en passant par Johannesburg, les villes du continent conquièrent désormais les circuits internationaux, à l'image de Paris ou de Milan, deux capitales incontournables de la mode. Au musée du Quai Branly (7e), l’exposition « Africa Fashion » opère ainsi un dialogue entre la mode contemporaine africaine, alors en pleine expansion, et les riches collections du lieu, qui réunit textiles, accessoires et bijoux rarement exposés. Une scénographie plurielle et colorée qui fait le pont entre savoir-faire traditionnel et essor créatif, tout en montrant une Afrique forte, fière de ses racines et résolument tournée vers l’avenir.
Africa Fashion
Musée du quai Branly - Jacques Chirac - 37, quai Jacques Chirac, Paris 7e
Du mardi 31 mars 2026 au dimanche 12 juillet 2026
« Marilyn Monroe », à la Cinémathèque française
On connaît Marilyn Monroe en tant qu’icône et en tant que mythe, mais finalement peu en tant que femme ou même actrice. À la Cinémathèque française (12e), cette curiosité est questionnée avec pertinence. Au cœur d’une scénographie inspirée de la culture ballroom, la Cinémathèque rend à la comédienne ses lettres de noblesse en soulignant ses performances cinématographiques, souvent invisibilisées par sa beauté et son image de « blonde idiote ». Cette rétrospective soulève également d'autres points : comment les légendes autour de sa personne ont-elles fini par nourrir le mythe ? Et à qui profite aujourd’hui la « légende » Marylin ?
Marilyn Monroe
La Cinémathèque française - 51 rue de Bercy, Paris 12e
Du mercredi 08 avril 2026 au dimanche 26 juillet 2026
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