Ces expos gratuites à voir en ce moment
Mise à jour le 28/05/2026
Qui a dit qu’à Paris, l’art n’était pas accessible à tout le monde ? Sûrement pas nous, puisqu’on vous prouve le contraire avec cette sélection d’expos gratuites à ne pas manquer !
« Voir la mer », au MAIF Social Club
C’est un voyage dans les profondeurs maritimes que propose le MAIF Social Club (Paris Centre). Une véritable exploration à la rencontre de vastes étendues de sable fin, mais aussi des êtres qui les habitent, aujourd’hui menacées par l’activité humaine. Jusqu’au 25 juillet, une quinzaine d’artistes contemporains observent, interrogent et racontent la mer. Au cœur d’une scénographie immersive, nous entraînant des abysses à la surface de l’eau, notre mission est simple : apprendre à rendre la mer, et non plus à la prendre par la force.
« Préhistoire : entre utopie et réalité », au Collège de France
Au Collège de France (5e), un autre voyage nous attend : celui qui nous (ra)mène à la préhistoire, une époque à laquelle s’intéressent les scientifiques dès le XIXe siècle, s’attelant autant à la reconstituer qu’à l’inventer. Et c’est précisément cette double fascination que l’expo nous invite à observer en dévoilant une série de pièces uniques de l’art paléolithique, mais aussi plusieurs découvertes savantes. Objectif : démystifier un passé n’ayant jamais cessé d’alimenter les fantasmes et les projections au fil des siècles.
« Marilyn. Portrait d’une enfant radieuse », à la Galerie de l’Instant
Que peut-on encore dire sur Marilyn Monroe, tant de mots et de photographies l’ont déjà racontée ? L’expo « Marilyn. Portrait d’une enfant radieuse », présentée à la Galerie de l’Instant (Paris Centre), s’y risque pourtant. À partir du 1er juin, elle réunit les clichés de l’actrice réalisés par Sam Shaw entre 1954 et 1958. Quatre années pendant lesquelles l’ami de l’icône hollywoodienne capture la puissance du mythe Marilyn, l’éclat de sa beauté, mais aussi la fragilité de Norma Jean, que l’on observe dans son intimité heureuse, notamment partagée avec son mari Arthur Miller. À ne pas manquer !
« Umbrales, une poétique de l’image », à la Maison de l’Amérique latine
La Maison de l’Amérique latine (7e) braque ses projecteurs sur l’un des photographes les plus importants du continent sud-américain : Javier Silva Meinel. L’occasion pour le public français de contempler pour la première fois une centaine de ses images. Comme une déambulation arty, à la croisée du jour et de la nuit, du visible et de l’invisible, du réel et de l’irréel, dont le fameux « seuil » cher au Péruvien sublime les complicités, tout autant que les complexités.
« Chacun cherche son chat », à Fluctuart
Jusqu’au 23 août, le chat se fait la star de la nouvelle expo collective de Fluctuart (7e), dédiée à l’influence exercée auprès des artistes à travers le temps. Et les douze noms issus de la scène urbaine invités pour l’occasion en sont la preuve ! Tantôt authentiques, poétiques ou décalés, ils dévoilent leurs interprétations de ce personnage aussi énigmatique qu’affectueux, synonyme d’indépendance, de grâce et d’esprit rebelle. Un symbole toujours aussi présent dans les imaginaires numériques contemporains.
« Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne », à la Fondation EDF
Comment les réseaux sociaux et, plus globalement, le monde numérique influencent-ils notre sociabilité ? C’est la question qui rythme la nouvelle expo hébergée par la Fondation EDF (7e). À travers les œuvres de Sophie Calle, Philippe Parreno ou encore Lauren Lee McCarty, « Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en lignes » interroge nos identités virtuelles, notre rapport à Internet et l’impact que ces outils numériques ont sur nous. Une réflexion profonde et pertinente.
« Saytu », à la galerie Templon
À la galerie Templon (Paris Centre), l’impact des réseaux sociaux est également interrogé. Cette fois, c’est le travail de l’artiste Alioune Diagne qui s’en empare, en le confrontant à la transmission des savoirs, aux héritages culturels et à la disparition de certains rituels ancestraux. Des phénomènes sociétaux qu’il a notamment observés en sillonnant pendant deux ans le Sénégal à la rencontre de communautés minoritaires habitant des régions isolées. Une documentation méticuleuse et transposée dans un univers où masques, danses, costumes, musiques et chants s’expriment et renaissent à travers un langage plastique singulier, similaire au pointillisme. Sublime !
« Couleurs de Corée, lumière sur l’art contemporain coréen », au Centre culturel coréen
Le Centre culturel coréen (8e) accueille une expo haute en couleur ! Dans l’art traditionnel ou contemporain, la couleur n’est pas choisie au hasard : elle est porteuse de significations multiples, qu’elle fasse écho à des symboles ancestraux ou à la diversité des références culturelles. Comme un dialogue entre tradition et création contemporaine, « Couleurs de Corée » met à l’honneur les tonalités du pays, via les œuvres d’une trentaine d’artistes de différentes disciplines (peinture, sculpture, photographie, installation, art numérique). Rétines sensibles s’abstenir !
C'est déjà fini !
« Différence et Connexion », au FIAP Paris
Jusqu’au 23 juin, le FIAP Paris (14e) fait voyager les esprits curieux en mal d’ailleurs avec l’expo collective « Différence et Connexion ». L’idée de ce projet porté par l’Association des jeunes artistes coréens (AJAC) ? Mettre en exergue les liens entre la France et la Corée à travers les œuvres de sept Français et sept Coréens installés en France, et ainsi explorer la notion d’altérité. En croisant différentes formes de création nourries par l’ailleurs, leurs regards viennent composer une fresque hybride et contemporaine, tout en confrontant les deux scènes artistiques.
« 36 Y’a d’la joie », aux Amies Rouges
Jusqu’au 4 juillet, les Amies Rouges (5e) rend hommage aux 90 ans du Front populaire en accueillant « 36 Y’a d’la joie ! », une expo de clichés en noir et blanc signés Pierre Jamet. Entre scènes de liesse, moments de camaraderie, parfum d’été et instants suspendus de vacances populaires, cette série solaire nous replonge dans l’élan d’insouciance et de liberté né après l’obtention des congés payés. Sous l’objectif du photographe, légèreté, allégresse et sensualité se mêlent délicieusement, rappelant combien cet acquis social a révolutionné le vivre-ensemble.
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