Trois marathoniens se confient avant l’épreuve de Paris
Interview
Mise à jour le 17/03/2026
Sommaire
Le 12 avril, ils sont 60 000 coureurs à s’être donné rendez-vous sur la ligne de départ du marathon de Paris. Rencontre avec trois participants qui ont décidé, chacun à leur manière, de braver les mythiques 42,195 km.
Alice, 39 ans
« J’aimerais faire aussi bien que mon père »
Alice a étalé sa préparation sur cinq mois avec quatre séances de course hebdomadaires et trois autres de renforcement musculaire.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
« J’ai commencé la course à pied début 2024.
Pour autant, le marathon n’était pas dans mes plans, l’envie est venue à force d’aller
encourager des amis. Au début, je me répétais : “Ils sont fous de
parcourir 42 km…” Puis j’ai réalisé que ce serait un bel objectif
personnel.
Évidemment, il y a toujours un peu d’appréhension.
Vais-je terminer la course ? Vais-je me blesser ? Vais-je réussir à
passer le fameux “mur des 30 km” ? C’est pourquoi je travaille dur
pour être au top le 12 avril ! J’ai étalé ma préparation sur environ
cinq mois. Chaque semaine, je fais quatre séances de course et trois autres de
renforcement musculaire.
Courir m’a fait redécouvrir Paris. Comme beaucoup, je vais souvent m’entraîner sur les quais de Seine.
39 ans
Courir m’a fait redécouvrir Paris. Comme beaucoup, je vais
souvent m’entraîner sur les quais de Seine. Quand il fait beau et que l’on voit
tous ces ponts en enfilade, c’est superbe ! C’est aussi un peu ce que
j’attends du marathon : traverser des lieux de la capitale que je connais
mal.
Si ma priorité est évidemment de franchir la ligne
d’arrivée, dans un petit coin de ma tête, j’aimerais faire aussi bien que mon
père : il avait terminé son marathon de Paris en 3 heures et
43 minutes il y a plus de vingt ans ! »
William, 41 ans
« Aller chercher la barre des 4 heures, malgré mon infirmité »
William a couru son premier marathon en 2012, mais a dû abandonner, victime de quatre tendinites.
Crédit photo :
Vincent Remy / Andia
« J’ai couru mon premier marathon de Paris
en 2012. Après m’être inscrit sans aucune préparation, je l’avais terminé
difficilement, en 5 heures et 55 minutes, avec quatre tendinites.
Ensuite, en avril 2015, j’ai fait une grave chute et j’ai perdu l’usage d’une
partie de ma jambe gauche. Ce qui ne m’a pas empêché de prendre un dossard pour
l’édition 2016, en y participant en fauteuil roulant cette fois. Mais j’ai
dû abandonner au bout de 16 km : la douleur était trop intense…
Je vais courir au profit des Emplaqués, une association se mobilisant pour le don du sang, de plaquettes et de moelle osseuse.
41 ans
Cette année, je retente ma chance ! Je vais courir
au profit des Emplaqués, une association se mobilisant pour le don du sang, de
plaquettes et de moelle osseuse. Mon objectif est d’aller chercher la barre des
4 heures, malgré mon infirmité. J’ai retrouvé 80 % des capacités
motrices de ma jambe et je parviens à accomplir de longues distances, même si
je reste une personne en situation de handicap. J’ai beaucoup mieux préparé la
course cette année : j’ai un kiné et une diététicienne, et je m’entraîne
de cinq à sept fois par semaine.
L’an dernier, j’ai participé au semi-marathon de Londres,
puis à celui du cercle polaire, au Groenland. Et j’ai aussi terminé quatre
courses de 10 km : celles des Champs-Élysées, du Trocadéro, du
Panthéon et de la tour Eiffel. Au marathon de Paris, il y a un énorme
engouement et les spectateurs nous encouragent grâce au nom inscrit sur notre
dossard. L’ambiance est incroyable ! »
Christophe, 45 ans
« J’appartiens à la communauté des Green Runners »
Christophe participe cette année à son huitième marathon de Paris !
Crédit photo :
Joséphine Brueder / Ville de Paris
« En terminant mon premier marathon de Paris, en 2016, j’ai ressenti énormément d’émotions. Je me rappelle même avoir dit à ma femme : “Plus jamais !” Et, en fin de compte, je me suis réinscrit l’année d’après, et ainsi de suite… Au point de prendre le départ de mon huitième marathon de Paris cette année !
J’aime cette course car j’y défends les couleurs de ma
ville, dans un cadre magnifique, et car c’est l’occasion de partager de beaux
moments avec d’autres participants. J’appartiens aussi à la communauté des
Green Runners, qui fait la promotion de bonnes pratiques environnementales
autour de la course à pied.
Je recommande aux coureurs d’apporter leur propre gourde : ils pourront la remplir le long du parcours.
45 ans
D’ailleurs, le marathon de Paris 2026 marque la fin
du plastique à usage unique, et notamment des bouteilles d’eau qui étaient
souvent jetées n’importe où. Forcément, en tant que participant, il va falloir
s’adapter et trouver la bonne formule. Je recommande aux coureurs d’apporter
leur propre gourde : ils pourront la remplir le long du parcours. Sinon,
ils pourront boire grâce à des gobelets réutilisables distribués par les
bénévoles.
Si ce nouveau mode de ravitaillement fait peut-être perdre
quelques secondes, cela ne m’empêchera pas de savourer la course de mon côté,
et surtout les 500 derniers mètres. J’ai toujours des frissons à ce moment
précis de la course… »
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