1 lieu, 3 histoires : la place du Colonel-Fabien
Série
Mise à jour le 12/03/2026
Sommaire
Transformée en forêt urbaine, la place du Colonel-Fabien, dominée par l’audacieux bâtiment d’Oscar Niemeyer, change de visage. De quoi s’affirmer un peu plus dans le paysage parisien.
#1 Des combats entre animaux
C’est une face méconnue de l’actuelle place
du Colonel-Fabien : de 1778 à 1945, le lieu est appelé « place du
Combat ». Les Parisiens y assistent, deux fois par semaine, à des combats
d’animaux dans une vaste arène en bois. Sauvages ou domestiques, les chiens,
cochons, ours ou sangliers s’y affrontent sous les yeux de nombreux
spectateurs. Les combats entre taureaux semblent aussi fréquents.
L’interdiction de ces joutes animales sera définitive vers 1850, dans le cadre
du mouvement de protection animale naissant en France.
La place conserve d’ailleurs une forme ovale bien
particulière, même
après sa rénovation récente. Celle-ci rappelle celle des arènes pour les
courses landaises et camarguaises de taureaux.
La place du Colonel-Fabien était autrefois appelée « place du Combat » (gravure de 1868).
Crédit photo :
Roger-Viollet / Roger-Viollet
#2 En hommage à un héros
Il a marqué l’histoire de la Résistance française, et la place porte son nom
en son honneur depuis 1945. Le 21 août 1941, Pierre Georges, militant communiste alors surnommé « Fredo », abat un officier allemand sur le
quai du métro Barbès – un acte inédit pour la Résistance. Arrêté, torturé, évadé et blessé à plusieurs reprises,
Pierre Georges devient ensuite le « Colonel Fabien ». À la tête des
Francs-tireurs et partisans (FTP) de la région sud de l’Île-de-France, il
participe à la libération de Paris. Le 27 décembre 1944, à l’âge de 25 ans, il
est tué par l’explosion d’une mine sur le front en Alsace.
.
Guerre 1939-1945. Le colonel Fabien (1919-1944), héros de la Résistance française.
Crédit photo :
LAPI / Roger-Viollet
#3 Le chef-d’œuvre d’Oscar Niemeyer
Sa coupole blanche est bien connue des habitants du Nord-Est
parisien. Le siège du Parti communiste français (PCF), inauguré en 1971, mais
achevé seulement en 1980, est l’œuvre d’Oscar Niemeyer. L’architecte brésilien
s’est fait connaître dans le monde entier pour la réalisation de Brasília, la
nouvelle capitale du Brésil, ou encore le siège des Nations unies à New York.
Cet édifice audacieux aux formes courbes, classé monument historique depuis
2007, est considéré comme l’une des pièces majeures de l’architecture moderne à
Paris. Pour Oscar Niemeyer, volontiers poète, la coupole
représente le ventre d’une femme enceinte. Pittoresque à l’extérieur comme à
l’intérieur, le bâtiment attire des défilés de mode (Prada, Thom Browne,
Jean Paul Gaultier…), mais aussi des tournages de clips (Alain Souchon ou
encore la chanteuse Angèle) et de films, tel L’Écume des jours, de Michel Gondry.
Obsèques de Louis Aragon (1897-1982), écrivain français, au siège du Parti communiste français (PCF). Paris (10e), place du Colonel-Fabien, 1982.
Crédit photo :
Jacques Cuinières / Roger-Viollet
Espace Niemeyer, place du colonel Fabien
Crédit photo :
Joséphine Brueder / Ville de Paris
Intérieur de l'espace Niemeyer, place du Colonel-Fabien.
Crédit photo :
Jérémie Léon / SICC
ABC Dates
> 1945 : la place du Combat devient celle du Colonel-Fabien
> 1971 : le siège du Parti communiste français (PCF) est inauguré
> 1980 : le fameux dôme blanc du bâtiment est officiellement achevé
> 2026 : le site, entièrement rénové, accueille une forêt urbaine
> 1971 : le siège du Parti communiste français (PCF) est inauguré
> 1980 : le fameux dôme blanc du bâtiment est officiellement achevé
> 2026 : le site, entièrement rénové, accueille une forêt urbaine
Default Confirmation Text
Settings Text Html
Settings Text Html
Votre avis nous intéresse !
Ces informations vous ont-elles été utiles ?
Attention : nous ne pouvons pas vous répondre par ce biais (n'incluez pas d'information personnelle).
Si vous avez une question, souhaitez un suivi ou avez besoin d'assistance : contactez la Ville ici.