Un petit tour au marché couvert Saint-Quentin

Série

Mise à jour le 01/04/2026

Vue extérieure du marché couvert Saint-Quentin (10e).
Niché entre la gare du Nord et la gare de l'Est, il est le plus grand marché couvert de Paris. Si Saint-Quentin (10e) vaut le détour, c'est autant pour sa halle que pour des commerçants qui y cultivent l'originalité.

Une relique du Second Empire

161 ans et toute son ossature ! Construit en 1865 au bord du boulevard Magenta (10e), le marché couvert Saint-Quentin impressionne par sa grande halle métallique de style Baltard, à qui l'on doit notamment les anciennes halles centrales. À lui seul, cet exemple typique de l'architecture parisienne sous le Second Empire (de 1852 à 1870) vaut le détour.
Et pour profiter du lieu tout en dégustant ses emplettes, l'espace de convivialité de 100 m2 s'intègre parfaitement à l'architecture du bâtiment avec sa structure métallique verte de style « Eiffel » !

La part belle aux vieux cépages

Parmi les commerçants du marché, Gregory Langevin, caviste de Vitis Vinifera, s'est spécialisé dans la vente de vieux cépages endémiques : soit des variétés de raisins qui poussent naturellement (et uniquement) dans certains territoires français. « Il existe 250 cépages différents en France, pourtant, le XXe siècle a été marqué par une standardisation de la production. On consomme souvent les mêmes cépages (Syrah, Merlot, Chardonnay…) alors que notre territoire regorge de possibilités ! », explique l'ancien sommelier du Bristol.
Lorsqu'il a décidé d'ouvrir sa propre cave, en 2019, le faire au sein d'un marché est apparu comme une évidence : « Je suis très attaché à l'accord mets/vin. Ici, les clients viennent me voir après être passés chez le boucher, le poissonnier ou le fromager du marché ! »

Paroles de marchand

Cela fait 18 ans que je propose de la nourriture marocaine. Certains clients viennent chez moi depuis mon ouverture ! Ce qui est bien dans ce marché couvert, c'est que chacun peut choisir la nourriture qui lui plaît et se retrouver sur les tables de l'espace convivialité pour partager un repas.

Hassan, du stand Le Marrakech
Traiteur marocain

Le chiffre : 1

Vous ne trouverez cela nulle part ailleurs en France ! Mariele, à la tête du restaurant brésilien La Bahianaisedepuis 8 ans, est la seule à proposer de l'acarajé (beignets faits à partir de haricots blancs et farcis de crevettes séchées). « En France, je suis la seule cheffe reconnue par l’Association des Baianas de l’Acarajé. Nous ne sommes que trois en Europe ! C'est pourquoi j'ai déjà eu quelqu'un venu de Londres pour goûter ce plat ! »
Cette recette afro-brésilienne est la signature du restaurant. Mais parce qu'il est difficile de trouver les ingrédients, elle n'est proposée à la carte qu'une fois par mois. De quoi créer l'évènement et attirer de nombreux Brésiliens installés à Paris. Le reste du temps, le menu fait la part belle aux plats traditionnels et aux pastel de feira (chaussons frits) typiques de la cuisine de marché au Brésil.
Default Confirmation Text
Settings Text Html