Un petit tour au marché couvert Beauvau (Aligre)
Série
Mise à jour le 17/03/2026
Aussi baptisé marché d’Aligre, du nom de la place sur lequel il est situé, le marché couvert Beauvau est l’un des plus anciens de Paris. On s’y régale des produits proposés par des commerçants qui font briller l’esprit de ce lieu qu’ils appellent leur « village ».
Florian Bocciarelli et sa femme ont repris il y a cinq ans la boucherie familiale, installée dans le marché depuis cinquante ans et dans laquelle Florian travaillait depuis vingt ans.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Sur place, Florian fait chipolatas, merguez, saucisses au couteau, pâtés au foie ou au piment d’Espelette.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
À l’intersection des quatre allées du marché se trouve une fontaine datant de la construction du lieu, qui n’est plus alimentée en eau.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
La superbe charpente en bois, qui figure une coque de bateau inversé, a été entièrement restaurée en 2015, après un incendie.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Hicham, l’un des rares primeurs du marché, est installé depuis l’été 2025. Tous ses fruits et légumes sont bio.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Luidgy et Abdou travaillent à la Marée Beauvau, la poissonnerie de Cédric Durand, qui existe depuis cinquante ans !
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
La visite se poursuit à l’extérieur ! Seul le campanile du pavillon des gardes, qui comportait deux ailes avant 1880, a été conservé.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Le marché aux puces tire son origine des privilèges accordés par l’abbesse de Saint-Antoine-des-Champs (12e) aux marchands d’habits : ils devaient vendre leurs pièces à très bas prix aux pauvres du faubourg Saint-Antoine.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Un marché créé grâce à des religieuses en 1779
Petit saut dans le temps : nous voilà en 1643 !
Dans la rue du Faubourg-Saint-Antoine se dressent une abbaye et, face à elle, un
marché couvert tenu par des bouchers. Mais il est délaissé, car trop exigu.
Pour y remédier, les religieuses de l’abbaye royale de Saint-Antoine-des-Champs
– devenue l’hôpital Saint-Antoine (12e) – cèdent, en 1776, des parts de leurs
terrains pour y aménager un marché. Le 17 février 1777, Louis XVI approuve son
installation et commande l’ouverture de cinq voies y conduisant. En 1778, la
place d’Aligre est créée, ainsi que les cinq rues annoncées. Le marché est
construit en 1779. Son architecte est Samson-Nicolas-François Lenoir, dit le
Romain (1733-1810).
Le site changera souvent de nom.
Tout d’abord baptisé Beauvau-Saint-Antoine, en référence à la dernière abbesse
de Saint-Antoine-des-Champs, Gabrielle-Charlotte de Beauvau-Craon, il devient,
après la Révolution, le marché Lenoir. En 1811, il est concédé à la Ville de
Paris et est entièrement reconstruit en 1843 par Marc-Gabriel Jolivet,
architecte de la Ville. En 1887, le lieu rassemble un marché en plein air pour
les fruits et les légumes, les fripes et les puces – le marché d’Aligre – et
une halle couverte – le marché Beauvau.
Source : Histoire et patrimoine du 12e
Fromages et bières : bienvenue chez Isabelle !
Isabelle Pommier tient le Comptoir des fromages et de la
bière depuis 1998. Elle travaillait sur le marché pendant ses études de
médecine. Elle y rencontre celui qui allait devenir son mari et qui reprend
alors la fromagerie. « Je lui ai dit : j’ai une semaine de vacances,
je vais venir t’aider. Puis, j’ai pris un mois et, ensuite, une année
sabbatique… qui dure toujours ! »
D’une maman égyptienne, elle raconte en souriant que
c’était déjà un signe, car la bière est née il y a bien longtemps en
Mésopotamie… Aujourd’hui, elle conseille ses fidèles clients sur ses fromages,
essentiellement artisanaux et au lait cru, et ses bières qui viennent de
Belgique, du nord de la France et de Paris ! On y trouve La Parisienne (brassée
à Pantin), La Goutte d’or du 18e (légère et goûteuse) ainsi que La LBF (implantée
à Pigalle).
Isabelle présente un magnifique comté de 18 ans d’affinage, provenant du Jura.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Le choix des fromages est pointu et la sélection d’Isabelle vient essentiellement de produits fermiers.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Isabelle n’aimait pas trop la bière ! Mais, après de nombreuses dégustations et visites de brasseries, elle propose aujourd’hui une sélection qu’elle apprécie.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Parole de marchande
Je fréquente ce marché depuis plus de trente ans ! Lors de ma reconversion professionnelle, le rêve est devenu réalité. J’ai pu y ouvrir mon commerce. C’est un village, tout le monde se connaît. Les gens sont très accueillants, même s’il faut faire sa place quand on est nouveau.
Responsable de « la halle de caroline »
C’est la petite dernière du marché ! Caroline s’est installée tout début mars 2026 dans ce marché qu’elle a toujours fréquenté.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Caroline propose les produits de délicieuses conserveries, des condiments et des tartinables qu’elle a sélectionnés en France, en Espagne et au Portugal.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Ces deux-là font la paire
Ce fut une rencontre incroyable ! Entre Joseph
l’Irlandais, qui a lancé un magasin de torréfaction de café en plein Covid, et
Taka, le Japonais, qui est spontanément venu lui proposer de travailler avec lui. « J’étais
parti d’Irlande sans savoir quelles étaient mes motivations exactes. J’ai
ouvert cette boutique dans ce sublime lieu historique, le plus vieux de
Paris, ou presque ! Et puis, Taka s’est joint à moi. Il faut croire que
c’était ma destinée ! »
Les deux hommes font ici « danser les petits grains
noirs » et proposent des dégustations de différents cafés, concoctés avec
leur machine napolitaine à pression d’air. « C’est 100 % bio, juste une
résistante pour l’eau chaude… et le reste, c’est de l’énergie naturelle,
japonaise et irlandaise ! » sourit Joseph.
Joseph et Taka, les deux spécialistes de cafés dans leur boutique, nommée joliment Early Bird. Car l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt !
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Default Confirmation Text
Settings Text Html
Settings Text Html
Votre avis nous intéresse !
Ces informations vous ont-elles été utiles ?
Attention : nous ne pouvons pas vous répondre par ce biais (n'incluez pas d'information personnelle).
Si vous avez une question, souhaitez un suivi ou avez besoin d'assistance : contactez la Ville ici.