Respirer mieux pour grandir mieux : l'engagement de Paris

Focus

Mise à jour le 14/09/2026

Une maitresse ouvre la fenêtre dans une salle de classe pour aérer

Pour lutter contre les polluants présents dans l’air intérieur des bâtiments, plusieurs plans d’action ont été mis en place par la Ville de Paris dans les établissements accueillant des enfants. Produits plus respectueux de la santé et de l’environnement, plans de ventilation des bâtiments, plan de Qualité de l’Air Intérieur (QAI) : découvrez les initiatives visant à préserver la santé des enfants dans les établissements publics municipaux.

Depuis 2010, la Ville de Paris s’engage à réaliser un état initial de la qualité de l’air intérieur dans l’ensemble des structures accueillant des mineurs dont elle a la charge, ce qui représente plus de 1200 établissements (crèches, écoles et collèges).

Il s’agit de mesures des polluants réglementaires (benzène, formaldéhyde) et du dioxyde de carbone. Ces mesures sont obligatoires pour les nouveaux établissements municipaux. La Ville de Paris a pris l'initiative de les étendre aux établissements existants, les mesures ayant commencé en 2014 et se termineront en 2027. Elles permettront d’obtenir un état des lieux exhaustif de la qualité de l’air dans les établissements municipaux.

Lorsqu'un niveau de pollution dépassant les seuils de référence est observé, des investigations complémentaires sont menées pour identifier l’origine de la pollution et mettre en place des mesures visant à réduire ou supprimer cette pollution (aération, entretien, travaux).

La Ville de Paris travaille également à répondre aux exigences réglementaires. Pour chaque établissement, trois types d’évaluation sont à mener en vue d’identifier les actions nécessaires pour améliorer la qualité de l’air intérieur :

  • Une évaluation annuelle des moyens d’aération, par la vérification des ouvrants et de la ventilation et par la mesure de la concentration en dioxyde de carbone (CO₂) ;
  • Un autodiagnostic à réaliser tous les 4 ans, en passant en revue tous les facteurs connus pouvant détériorer la qualité de l’air intérieur, mais aussi en identifiant les bonnes pratiques à maintenir ;
  • Des campagnes de mesures de polluants après d'importants travaux pouvant impacter la qualité de l’air intérieur, par des laboratoires accrédités.

Les actions déjà en place pour améliorer la qualité de l’air intérieur

Plusieurs actions sont mises en place par la Ville afin de diminuer les risques liés à une mauvaise qualité de l’air intérieur à Paris.

  • Achat et utilisation de produits, notamment d'entretien, à faible émission de polluants ou écolabellisation
  • Sensibilisation des agentes et agents (assistantes maternelles, directeurs et directrices d’établissement) aux bonnes pratiques d’aération des locaux. Des capteurs de CO₂ ont été installés dans tous les établissements accueillant des enfants durant le Covid. Un voyant lumineux indique le niveau de confinement de l’air : vert (air bien renouvelé), jaune (aération recommandée) ou rouge (aération obligatoire indispensable). Ce dispositif aide le personnel à adopter les bons réflexes d’aération et améliore en retour la concentration et le confort des enfants
  • Contrôle annuel des moyens d’aération dans l’ensemble des crèches collectives municipales depuis 2022 et en cours dans les écoles et collèges
  • Plan ventilation qui a pour objectif d’auditer et de mettre en conformité l’ensemble des installations de ventilation des bâtiments de la Ville
  • Mise en place de « Rues aux Enfants » visant à piétonniser les voies aux abords d’écoles afin d’améliorer notamment la qualité de l’air à proximité des établissements.

Comment est surveillée la qualité de l’air ?

Trois composés sont surveillés en priorité lors de l’évaluation de la qualité de l’air intérieur.

1. Le benzène - indicateur de la pollution d’origine extérieure
La présence de benzène dans l’air résulte en grande partie du trafic routier, du chauffage au bois et de certaines industries, comme la pétrochimie. Il est donc un indicateur fiable des sources de pollution extérieure. Il peut être retrouvé dans l’air intérieur par transfert.

2. Le formaldéhyde - indicateur de la pollution d’origine intérieure
À l’inverse, le formaldéhyde provient majoritairement de sources situées à l’intérieur des bâtiments : mobilier, colles, vernis, peintures et textiles. Sa présence signale donc un problème lié au bâti ou aux matériaux utilisés à l’intérieur.

3. Le dioxyde de carbone (CO₂) - indicateur de la qualité du renouvellement d’air
À l’intérieur des bâtiments, le CO₂ provient de la respiration des occupants. Une concentration élevée peut indiquer un manque de renouvellement de l’air.

Pourquoi la qualité de l’air intérieur est-elle importante pour la santé des plus jeunes ?

Les enfants, dont le système respiratoire est encore en développement, passent une grande partie de leur temps dans des espaces collectifs clos, comme à l’école. Ils sont ainsi plus vulnérables aux polluants, d’où l’importance de veiller à une bonne qualité de l’air intérieur.

Des polluants comme le formaldéhyde ou le benzène peuvent favoriser l’apparition et le développement de maladies allergiques et respiratoires, voire de pathologies plus lourdes si l’exposition est prolongée dans le temps. Leur présence fait donc l’objet d’une surveillance selon la réglementation en vigueur dans le cadre du plan Qualité de l’air intérieur (QAI) de la Ville de Paris.

Assurer le renouvellement de l'air

Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des environnements intérieurs : logements, transports, écoles ou lieux de travail. Dans ces espaces, de nombreux polluants peuvent être présents dans l’air. Lorsque l’air est mal renouvelé, ces polluants peuvent s’accumuler dans les espaces clos et avoir des effets sur la santé. Il est donc essentiel d’aérer régulièrement les espaces clos (logement, salle de classe, bureau), afin de renouveler efficacement l’air intérieur et de limiter l’accumulation des polluants.

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