Que deviennent les déchets non triés ?

Focus

Mise à jour le 25/08/2026

Un agent de propreté avec un camion-poubelle

Après avoir trié ses déchets, il reste parfois des objets qui constituent des déchets ménagers non recyclables. Ceux-ci sont collectés 7 jours sur 7 en porte-à-porte dans des bacs avec un couvercle gris ou vert. En complément, sur l’espace public, 26 000 corbeilles de rues et 860 abribacs accueillent les déchets non triés des Parisiens.

Tous les déchets ne sont pas (encore) recyclables. En effet, certains déchets ménagers ne peuvent pas être recyclables pour des raisons d'hygiène (litière animale, couches et mouchoirs à usage unique…) ou parce qu'aucune filière de valorisation n’existe (bois, mégots, cintres, vaisselles et verres cassés…). Découvrez où ils terminent leur course.

Le saviez-vous ?

Les cuves grises sont destinées aux professionnels et les cuves vertes aux habitants

Un flux de déchets qui doit fortement réduire

En 2024, 655 122 tonnes d’ordures ménagères résiduelles ont été collectées dans l’agglomération parisienne.

L’analyse de la composition de ces déchets montre que 85 % du contenu de la poubelle grise pourrait être trié et valorisé grâce aux filières de recyclage existantes :

- 43 % d’emballages pourraient être triés dans le bac jaune

- 25 % de déchets alimentaires pourraient être triés dans les points de collecte sur l’espace public

- 7 % pourrait être trié dans le bac blanc ou les colonnes verre

- 5 % pourrait être trié dans les bornes textiles, linges et chaussures

En 2024, 629 463 tonnes d’ordures ont été incinérées et 18 679 ont été enfouies.

Les déchets ménagers réellement destinés aux ordures ménagères sont donc très minoritaires. Ce sont souvent des objets mêlant plusieurs matières (brosse à dent, cintres, cotons tiges…) ou qui sont impossibles à recycler pour des raisons d’hygiène (litière, couches, cotons démaquillants,…).

Comment sont traités les déchets non recyclables à Paris ?

Les ordures ménagères collectées par camion en porte-à-porte ou sur l’espace public sont ensuite déposées dans une des installations du Syctom (syndicat de traitement des déchets) dont la Ville de Paris est adhérente. Trois usines d’incinération à Saint-Ouen, Issy-les-Moulineaux, Ivry-Paris XIII et une plateforme de transfert à Romainville reçoivent ces tonnages ainsi que ceux issus des refus de tri des autres collectes de déchets. Les usines d’incinération produisent de l’électricité et de la chaleur à partir de cette combustion. L’électricité est utilisée pour l’usine et le surplus est revendu. La chaleur produite est orientée vers le réseau de chauffage urbain parisien, capable d’alimenter 300 000 équivalent-logements de 70 m² (en plus d’une économie de 900 000 tonnes de CO² économisées par rapport à une production thermique classique)

Vidéo Youtube

Cette vidéo est hébergée par youtube.com
En l'affichant, vous acceptez ses conditions d'utilisation
et les potentiels cookies déposés par ce site.

Au fur et à mesure de l’incinération des déchets, des résidus solides partiellement vitrifiés s’accumulent au fond des fours, uniques restes des déchets amenés préalablement : les mâchefers. Après être traités en fonction de leur composition, ces derniers servent de produits de remblai pour les sous-couches routières. Le Syctom conduit, à la demande des élus, des études sur ce volet afin d’appréhender les meilleures techniques de traitement des mâchefers pour limiter davantage encore leur impact écologique.

Les résidus d’épuration des fumées (REFIOM) ne sont pas valorisables et sont envoyés en installations de stockage des déchets dangereux (ISDD) compte tenu de leur concentration en polluants.

Pourquoi est-il important de réduire le flux d’ordures ménagères résiduelles ?

L’incinération permet de produire de l’énergie et de la chaleur, mais reste moins efficace que le recyclage ou le réemploi qui permette,t de diminuer l’utilisation de matières premières vierges. Par ailleurs, le coût de traitement de l’incinération augmente chaque année.

Heureusement, la majorité des objets jetables disposent d’alternatives à usage multiples dont une partie des Parisiennes et des Parisiens s’est déjà saisie.

Les actions de la Ville de Paris pour réduire les déchets non recyclables

Le programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés de la Ville (PLPDMA), ambitionne de diminuer le volume des déchets non recyclable de 5 000 tonnes d’ici à2030.

Plusieurs leviers sont mobilisés par la Ville de Paris pour réduire le volume des déchets non recyclés dans la capitale : ateliers de sensibilisation au tri et à l’éco-consommation, déploiement de mobilier de tri dans l’espace public…

Le projet Immeuble Zéro Déchet, lancé en 2025 sur 60 résidences pilotes prévoit un accompagnement renforcé des habitants de ces immeubles pour sensibiliser aux habitudes de consommation durables et au geste de tri, avec pour objectif de sortir tous les déchets qui peuvent être recyclés ou réemployés, de la poubelle d’ordure ménagère.

Depuis 2024, la Ville a également déployé un maillage pour permettre aux Parisiens de trier leurs déchets alimentaires. Ce flux constituait 25 % de la poubelle des déchets ménagers non recyclables avant qu’une filière de traitement soit développée. Aujourd’hui, les déchets alimentaires, constitués à 80 % d’eau, sont méthanisés au lieu d’être incinérés.

Default Confirmation Text
Settings Text Html