Projet Life Adsorb : optimiser le traitement des eaux du périphérique parisien

Service

Mise à jour le 10/04/2026

Le projet Life Adsorb a été retenu dans le cadre du programme de la Commission européenne pour l’environnement et le climat. Il fédère la Ville de Paris et une équipe pluridisciplinaire composée de partenaires publics académiques (ENPC, INRA, UPEC, AgroParisTech), et opérationnels (Cerema) et du bureau d’étude Ecobird. Il s’est déroulé de juin 2018 à juin 2025.

Résumé du projet

Le bon état des masses d’eau de surface est un élément clé parmi les challenges environnementaux qu’ont à relever les métropoles européennes.
En particulier, les eaux pluviales issues du ruissellement de voiries fortement circulées contribuent significativement à la pollution par les micropolluants et s’avère difficiles à traiter (tout particulièrement la fraction dissoute des polluants).
Centré sur un prototype innovant situé dans le célèbre bois de Boulogne à l’ouest de Paris, le projet LIFE ADSORB va tester de nouveaux modes de dépollution des eaux issues principalement du ruissellement pluvial du périphérique avec de rares contributions d’eaux usées.
L’objectif est d’abattre 95 % de la pollution minérale et organique (macro et micro polluants).
La solution proposée sera transférable à des sites densément urbanisés comme le site parisien mais aussi également à des sites plus ruraux.

Partenaires

De nombreuses personnes ont contribué au bout déroulement du projet et étaient affiliées aux entités suivantes :
  • Direction de la propreté et de l'eau- Service technique de l’Eau et de l’Assainissement de la Ville de Paris
  • Laboratoire Eau Environnement et Systèmes urbains (Leesu) - Ecole des Ponts ParisTech
  • CEREMA
  • ECOBIRD
  • INRAE
  • AgroParisTech
  • Université Paris Est Créteil

Financement

  • Financement européen Life : coût total 4,6 millions d'euros, financement 55 %
  • Financement de la Métropole du Grand Paris : 1 million d’euros

Problématique et présentation du projet

Les eaux de ruissellement des voiries urbaines sont connues pour leur forte contamination en micropolluants métalliques et organiques, issus principalement du trafic routier. Ces eaux peuvent donc contribuer à la dégradation des rivières et de manière générale des milieux aquatiques.
A Paris, territoire emblématique des enjeux environnementaux en milieu urbain, le déversoir d’orage Bois de Boulogne collecte les eaux pluviales d’un tronçon du boulevard périphérique et parfois, quelques eaux usées, avant de les rejeter directement dans la Seine. Afin d’améliorer la gestion des rejets urbains par temps de pluie, la Ville de Paris a aménagé le déversoir en l’équipant d’un système de stockage et d’un traitement de ces eaux par filtration avant leur rejet au milieu récepteur.
L’eau collecté traverse un filtre planté roseaux qui, grâce à ses propriétés, retient les particules et permet aux micropolluants dissous d’être captés par une couche de matériau adsorbant et associés à une dégradation naturelle par les micro-organismes. Les eaux épurées seront drainées en fond de filtre puis rejetées vers la rivière artificielle adjacente au filtre avant de rejoindre le milieu naturel aquatique, ici, la Seine.
La végétation présente sur le filtre contribue d’une part à une meilleure efficacité et une plus grande durée de vie du filtre (limitation du colmatage, support de développement de la biomasse microbienne), d’autre part elle contribue à la restauration de la biodiversité et à l’amélioration du cadre de vie.
Dans les pays anglo-saxons, où ce type d'ouvrage est déjà largement diffusé, des recherches ont porté sur leur efficacité vis-à-vis des métaux et des nutriments. Cependant le comportement des micropolluants organiques dans ces ouvrages reste encore assez peu documenté. Le devenir des contaminants sur le long terme (accumulation, dégradation, relargages possibles), et le rôle de la flore microbienne, présentent ainsi de réels enjeux pour les gestionnaires.

Objectifs

Le projet avait plusieurs objectifs afin de répondre au mieux aux différents enjeux :
  • Installation du prototype
  • Modélisation des flux
  • Outil d’aide au dimensionnement : mise en œuvre d’un module « micropolluant » à l’outil existant
  • Évaluation de l’efficacité de dépollution
  • Évaluation de l’impact environnemental sur les écosystèmes
  • Évaluation de l’impact socio-économique
  • Continuation et valorisation
Retrouvez tous les détails du projet et de ses résultats sur notre internet : Accueil | LifeAdsorb

Cheffe de projet Life Adsorb : Laetitia ROUTET [laetitia.routet puis paris.fr après le signe @]ynrgvgvn.ebhgrg@cnevf.se[laetitia.routet puis paris.fr après le signe @]