On a visité Hostelle, le premier hôtel réservé aux femmes à Paris

Reportage

Mise à jour le 21/09/2026

4 femmes posent devant Hostelle Paris

Hostelle a ouvert ses portes en juin 2026 dans le 19e arrondissement, à deux pas du canal de l’Ourcq. L’établissement poursuit l’objectif d’offrir un lieu sécurisant et abordable, où l’on peut vivre « entre sœurs » dans la bonne humeur.

Joyeux ! C’est le premier mot qui vient à l’esprit en entrant dans ce bâtiment à la façade pourtant très discrète de la rue de la Moselle (19e). Dans une pièce commune, des femmes préparent leur repas, certaines papotent autour d’une table tandis qu’une autre participe à un atelier de nail art (la décoration et la personnalisation des ongles). Bienvenue à Hostelle (19e), le premier hôtel de la capitale à se décliner uniquement au féminin !

Quatrième adresse d’une petite chaîne d’auberges de jeunesse déjà installée à Amsterdam, Londres et Barcelone, elle est également la seule en France. Le concept est né de l’imagination de Bianca Brasdorp et de son expérience des voyages. La jeune femme souhaitait offrir un lieu amusant aux voyageuses (sans limite d’âge) ainsi qu’un cocon sécurisant, où elles peuvent dormir tranquilles, mais aussi participer à des animations pour faire communauté.

Dormir tranquille dans un univers pensé pour les femmes

Côté hôtellerie, l’auberge dispose de grands dortoirs confortables de 4 à 18 lits. Chaque espace a son intimité avec ses propres étagères, des casiers pour ranger ses objets de valeur et un rideau. Chaque chambre a un thème et certaines ont été décorées par des artistes femmes. Les couloirs colorés sont aussi habillés d’affiches ou de tableaux d’époque mettant en avant… vous l’avez deviné : la femme !

Les prix sont très abordables et varient selon le nombre de lits dans les dortoirs. C’est d’ailleurs ce qui a convaincu Lorie et Loane, deux copines venues passer le week-end à Paris : « Les avis étaient bons et ce n’était pas très cher, sachant que l’on a réservé à la dernière minute. Se retrouver seulement entre femmes n’était pas déterminant pour nous. Mais, en réalité, et c’est un peu triste à dire, on s’est senties beaucoup plus tranquilles. »

De leur côté, Lisa et Sam, en provenance de Belgique, sont des habituées du principe : « Pour nous, cela offre un environnement plus sûr. Si cela existe là où nous voyageons, nous préférons choisir ce critère. »

Faire communauté en participant aux animations

Ici, on dort bien sûr, mais on peut aussi en profiter pour créer des liens. Les voyageuses ont accès à une cuisine partagée pour concocter leur repas. C’est là que l’on rencontre Amale, venue du Maroc. « Dans cet univers uniquement féminin, je me sens libre… Je vais me préparer à manger, je suis comme chez moi ! »

Autre originalité du lieu : ses animations variées et gratuites, ou très abordables. « L’idée, c’est de proposer des activités pour s’amuser ensemble et faire communauté », explique Nandi, chargée de la programmation. Pour cela, elle fait appel à des volontaires du monde entier. En échange d’un hébergement à titre gracieux (jusqu’à trois mois), deux femmes sont choisies et donnent un coup de main lors des ateliers DIY et de cuisine, ainsi que pour l’organisation des soirées jeux de société, karaoké ou encore des pique-niques dans le parc des Buttes-Chaumont (19e), tout proche.

« Travailler entre femmes est tellement formateur, confie Gina, la manageuse parisienne. On se sent indépendante et libre de s’affirmer. » Même si, aujourd’hui encore, ce n’est pas toujours évident d’être une femme à la tête d’un établissement dédiée aux femmes… C’est d’ailleurs pour cette raison que Bianca, la créatrice du concept, a choisi l’accompagnement de Paris Commerces et a pu s’installer dans des locaux de la RIVP, bailleur social de la Ville de Paris. « C’était plus rassurant d’être rattaché à une institution parisienne qui partage des valeurs féministes. »

Default Confirmation Text
Settings Text Html