La Madeleine (8e) poursuit sa transformation

Actualité

Mise à jour le 14/09/2026

Façade de la Madeleine rénovée

Les travaux de restauration ont commencé en mai 2021. Après avoir dévoilé sa façade principale sublimée en 2024, la Madeleine se dote d'une nouvelle bâche, cette fois sur sa façade nord, côté rue Tronchet.

Les enjeux de la restauration de la façade nord (2026-2028)

En 2028, une fois les échafaudages retirés, les passants pourront admirer la restauration de l’ensemble des élévations de l'église de la Madeleine (colonnes du péristyle, murs de la cella, emmarchement, sols et grilles). Comme sur la façade sud, le décor sculpté fait lui aussi partie du programme de travaux : il se situe principalement sur les chapiteaux des colonnes et en sous-face du plafond à caissons du péristyle, ainsi que dans les niches de la cella dont chacune abrite la statue d’un saint.

L’expérience du chantier de la façade sud a non seulement permis d’identifier les enjeux de la restauration bien en amont, mais elle a également facilité la mise au point des choix de restauration et des techniques à employer.

Ces techniques comprennent le nettoyage des parties en pierre par hydrogommage (parements unis et moulurés) et par microsablage (parements sculptés), la réfection des joints, le remplacement des pierres trop dégradées pour être conservées (notamment l’assise supérieure des chapiteaux), la protection des parties les plus fragiles par des habillages en plomb, ainsi que la restauration et la remise en peinture des grilles périphériques.

Des dispositifs de protection visant à éloigner les pigeons seront en outre installés sur les parties les plus exposées

La façade sud achevée

Plusieurs types d'altérations avaient été observés sur la façade principale de l'église, rue Royale (8e).

Tout d'abord, longtemps soumis aux infiltrations liées aux altérations de la couverture (restaurée de 2000 à 2005), le bâtiment a connu de nombreux éclatements de pierre dus au gonflement des armatures en fer ou métalliques présentes dans sa maçonnerie.

L’église a fait l’objet de tassements dès le XIXe siècle qui ont provoqué l’apparition de fissures en divers endroits. La plus importante d’entre elles se situait au-dessus de la porte d’entrée.

Ces désordres ont été stabilisés, mais des consolidations localisées et une mise sous surveillance complémentaire ont été nécessaires. Depuis 1998, un étaiement est venu consolider cette partie. Cette fissure est désormais réparée.

Enfin, les murs de parement ainsi que les éléments sculptés, notamment les chapiteaux corinthiens, étaient très encrassés. Ces éléments ont par ailleurs fait l'objet de campagnes de restauration successives, dont certaines au ciment armé, technique en vogue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle et générant parfois d'importantes dégradations au fil du temps.

Les enjeux de la restauration

Cette restauration, qui a duré trois ans, concernait la façade principale de l'édifice, située rue Royale. Au total, seize colonnes, chacune composée d’un socle, d’un fût cannelé et d’un chapiteau corinthien, ont été entièrement restaurées, ainsi que la porte d’entrée en bronze d’Henri de Triqueti et la grille périphérique de l’édifice.

Les éléments sculptés tels que le fronton, le tympan de la porte ainsi que les statues des niches et la voûte en berceau au-dessus de la porte d’entrée, ont également été restaurés. De même que les plafonds droits à caissons, les sols du péristyle, constitués de cinq types de pierres différentes, ainsi que le dallage périphérique. Pour finir, la maçonnerie au-dessus de la porte d’entrée principale a été consolidée par des tirants forés.

Un peu d'histoire…

Lorsque le chantier est inauguré en 1763, l'église de la Madeleine devait être le pendant, rive droite, de l'église Sainte-Geneviève (l'actuel Panthéon) : une immense église de style antique. Quand la Révolution éclate, le chantier s'arrête, avant d'être repris en 1805 par Napoléon Ier. Ce projet sera dans un premier temps confié à l'architecte Pierre-Alexandre Vignon, puis repris à sa mort en 1828 par Jean-Jacques Huvé.

Durant ce début du XIXe siècle, le projet évolue à de nombreuses reprises mais finira par se concrétiser sous la forme d'une église consacrée à Sainte Marie-Madeleine. L'église est achevée en 1842 et inaugurée par le roi Louis-Philippe Ier le 24 juillet de cette même année.

Conformément au projet initial, le monument est construit sur le modèle du temple antique. Il est cerné de 52 colonnes corinthiennes, posé sur un stylobate massif et accessible aux deux extrémités par deux escaliers monumentaux. Les murs sont percés de 34 niches ornées de statues dont, sur la façade d'entrée, les saints patrons du roi Louis-Philippe : saint Louis et saint Philippe.

La restauration de la façade sud (en vidéo)

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