95 % des annonces de logements étudiants ne respectent pas l’encadrement des loyers, selon Que Choisir Ensemble
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Mise à jour le 08/07/2026
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En analysant les annonces de location de logements étudiants, Que Choisir Ensemble (ex-UFC-Que choisir) montre que l’encadrement des loyers n’est pas respecté dans l’immense majorité des cas. Cette association de consommateurs recommande de pérenniser le dispositif d’encadrement et de le renforcer pour améliorer son efficacité.
Les étudiants se logeant dans le
parc privé sont presque tous impactés par le non-respect de l’encadrement des
loyers. C’est ce qui ressort de
l’étude menée par Que Choisir Ensemble (ex-UFC-Que
choisir) et publiée le 7 juillet. Pour arriver à cette conclusion,
l’association de consommateurs a analysé les annonces de location de logements
visées par les étudiants dans les onze principales villes universitaires
françaises. Paris est la première d’entre elles, puisqu’elle accueille
818 991 étudiants sur les 3 millions que compte la France.
Plus un logement est petit, plus il est concerné par un dépassement
Cette étude confirme un phénomène déjà mis en avant par
la Fondation pour le logement dans son 5e baromètre
de l’encadrement des loyers : les logements dans lesquels résident
les étudiants sont tout particulièrement concernés par le dépassement de
l’encadrement des loyers. En effet, 91 % des logements de 10 mètres
carrés et moins dépassent les plafonds de loyer, contre seulement 24 % des
logements au-delà de 75 mètres carrés.
Le travail d’analyse effectué par
Que Choisir Ensemble porte sur les annonces immobilières à destination des
étudiants (soit des studios de 15 mètres carrés) proposées sur les
principales plateformes de location immobilière (SeLoger, Leboncoin, PAP…) dans
onze villes, dont Paris. D’après leurs résultats, en moyenne, 95 % de ces annonces immobilières
dépassent les plafonds de loyers fixés par l’encadrement ! À Paris, ce taux de non-conformité atteint 94 %,
avec un montant de dépassement mensuel moyen qui
excède les 382 euros.
Autre élément pointé par
l’étude : l’application d’importants compléments
de loyers pas toujours justifiés. Que Choisir Ensemble indique que 23 % des annonces
immobilières analysées instaurent des compléments de loyer et cite des exemples
tels que « une bonne situation, un appartement calme » pour expliquer
un complément de loyer de 95 euros par mois, ou encore « un
appartement en excellent état, dans un quartier prisé », avec un
complément de loyer de 137 euros.
Un appel à pérenniser, généraliser et améliorer le dispositif d’encadrement des loyers
Parmi les différentes
recommandations partagées dans cette étude, l’association insiste en particulier sur l’adoption d’un projet de loi
pour pérenniser l’encadrement des loyers, expérimentation mise en place depuis le 1er juillet 2019 et qui pourrait prendre fin le 26 novembre
2026. Que Choisir Ensemble préconise également de généraliser et d’améliorer
ce dispositif, notamment via un meilleur encadrement du complément de loyers
avec un plafonnement à hauteur de 15 % du loyer de référence majoré et la
nécessité de « préciser de manière
claire et exhaustive les critères pouvant justifier son application ».
Autres recommandations : faciliter le recours des locataires en cas de non-respect de l’encadrement, renforcer la lutte contre le contournement du dispositif permis par les activités de coliving (une solution de logement partagé) ou encore exiger un meilleur contrôle de la part des plateformes de location des offres disponibles sur leur site.
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