3 graphiques pour comprendre le budget 2026 de la Ville

Actualité

Mise à jour le 19/12/2025

Voici une description détaillée du diagramme circulaire (camembert) représentant la répartition des dépenses réelles de fonctionnement par politique publique pour le budget 2026, telle qu'elle ressort des données de la page 7 du document :  Texte alternatif : « Un diagramme circulaire illustre la répartition des 9 407,2 millions d'euros de dépenses de fonctionnement de la Ville de Paris pour 2026. La tranche la plus volumineuse, représentant près de 28,7 % du budget (soit 2 695,5 M€), est dédiée à la Santé et l'action sociale, confirmant la priorité donnée aux personnes vulnérables.  Le reste du graphique se divise entre :  Les Services généraux (9,9 %) ;  L'Enseignement et la petite enfance (9,5 %) ;  L'Environnement (8,6 %) ;  Les Transports (7,9 %) ;  La Culture, les sports et les loisirs (7,0 %) ;  La Sécurité (5,2 %) ;  L'Aménagement et l'habitat (3,1 %).  Une dernière section (environ 20 %) regroupe les charges non ventilées par fonction, incluant notamment les frais financiers et la gestion de la dette.
Le 16 décembre, le Conseil de Paris a adopté le budget primitif pour l’année 2026. Capacité d’autofinancement, priorité à l’action sociale, au logement et à la transition écologique : voici ce qu’il faut en retenir.

Quelques chiffres essentiels à retenir sur le budget 2026


12 ans et demi,
c'est la durée en 2025 de désendettement de la Ville de Paris conforme aux taux prudentiels. L’ensemble des agences de notation indépendantes qui auditionnent la Ville ont émis des avis unanimes : cet endettement est soutenable et les fondamentaux budgétaires de la Ville solides.

750 M€,
le niveau de l’épargne brute de la Ville de Paris en 2025. Il a triplé par rapport à l'an passé (266,9 M€), revenant au niveau de 2023. Pour rappel, l'épargne brute est la différence entre les recettes et les charges de fonctionnement.

+135 M€,
le fonds de roulement de la Ville de Paris en 2025, c'est-à-dire la somme d'argent constamment disponible pour financer les dépenses courantes. À Paris, celui-ci est largement positif.

- 0,7%, le niveau de la baisse des dépenses de gestion de la Ville de Paris en 2025.

78,6%, la capacité élevée d’autofinancement de la Ville de Paris en 2025. Pour rappel, l'autofinancement est l'excédent de ressources dégagé par la Ville au niveau de sa section de fonctionnement, et qui pourra être utilisé notamment pour financer de nouveaux investissements et/ou rembourser des emprunts.

20,50%, le taux de taxe foncière de la Ville de Paris en 2025. Ce taux est deux fois inférieur à la moyenne nationale (39,74%) ; largement inférieur à la moyenne des 42 villes de plus de 100 000 habitants de France (34,87%). Avec Boulogne-Billancourt (15,09%), Paris dispose du taux de taxe foncière parmi les plus bas de France. À titre de comparaison, le taux de taxe foncière est le double à Nice (41,70%) et plus du double à Toulouse (48,55%), Orléans (54,08%), Le Havre (54,36%) ou Angers (56,42%).

Pour rappel, les comptes de la Ville de Paris sont vérifiés par l'État et les juridictions financières ; ils n'ont jamais été remis en cause.

Répartition des dépenses de fonctionnement

La Ville de Paris place la solidarité au cœur de ses orientations budgétaires. La fonction « santé et action sociale » demeure le premier poste de dépenses et connaît même la progression la plus importante en valeur absolue (+40 millions d’euros). Ce budget de fonctionnement permet de financer le centre d’action sociale de la Ville de Paris (443,6 millions d’euros) qui lutte contre toutes formes d’exclusion, réduit les inégalités et garantit l’accès aux droits.
Autres exemples de dépenses : le versement du revenu de solidarité active (RSA) pour 446,8 millions, l’aide sociale à l’enfance (392,2 millions d’euros, +12,9 millions par rapport à 2025) ou l’aide sociale aux personnes en situation de handicap (303,5 millions).

Une très forte capacité d’autofinancement des investissements

Après plusieurs années marquées par des crises successives (crise sanitaire, inflation, crise de l’immobilier), les signaux budgétaires repassent au vert. Grâce à une croissance des dépenses réelles de fonctionnement (+1,5 %) inférieure à la croissance des recettes réelles de fonctionnement (+3,7 %), la Ville dégage une épargne brute de 750 millions d’euros.
Grâce à cette épargne brute et aux recettes réelles d’investissements (qui atteignent 468,1 millions d’euros), la capacité d’autofinancement des investissements de la Ville s’élève à 78,6 %. Ce qui permet donc un recours à l’emprunt moins important pour financer les investissements et porte la durée de désendettement de la Ville à douze ans (contre 16,4 ans dans le budget 2025).

Logement et transition écologique : piliers des investissements

Avec plus de 1,6 milliard d’euros, la Ville maintient un haut niveau d’investissement. Outre l’action sociale, l’éducation, la culture (dont le financement relève principalement des dépenses de fonctionnement), le logement social et abordable représente une part importante des investissements prévus.
800 millions d’euros d’autorisations de programme sont ainsi inscrits au budget pour financer la construction, l’acquisition, la rénovation de logements sociaux et assurer le développement de la Foncière du logement abordable, avec 50 millions d’euros prévus pour poursuivre sa capitalisation.
En parallèle, les investissements pour la transformation et la végétalisation de la capitale se poursuivent avec l’inscription au budget primitif 2026 de nombreux projets de transformation. Ils concernent la porte de Montreuil (19 millions d’euros), la place de la Concorde (56 millions d’euros), les Buttes-Chaumont (52 millions d’euros supplémentaires), les abords de Montparnasse (5,7 millions d’euros) et de Notre-Dame de Paris (4,6 millions d’euros), la forêt urbaine du réservoir de Grenelle (1,5 million d’euros), l’aménagement de la porte de la Villette (1,8 million d’euros), la végétalisation du canal Saint-Martin (8 millions d’euros), le boulevard Richard-Lenoir et ses squares adjacents (11,4 millions d’euros)… 20 millions d’euros serviront également à l’aménagement de nouvelles pistes cyclables.
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